Pierrette CHERBONNIER

Pierrette CHERBONNIER

 

 

 

Mainteneur de la Compagnie Littéraire du Genêt d’Or de Perpignan et membre du jury en section française

Poète, nouvelliste, auteur-compositeur. Ecrit en 6 langues..

Nombreuses distinctions littéraires et publication de textes primés en revues littéraires, anthologies et sur Internet en : français, italien, catalan, espagnol, anglais et portugais (France et étranger).

Nombreuses prestations en public : poésie, chant, chorale, théâtre, slam et sketches.

A créé en 2009 le Prix Soledad pour les Jeux Floraux du Genêt d’Or de Perpignan (langue française).

Primée en langue catalane par l’Académie des Jeux Floraux de TOULOUSE, la Compagnie Littéraire du Genêt d’Or, la Société Littéraire du Jasmin d’Argent d’AGEN, aux Jeux Floraux du Vallespir (Roussillon), aux Jeux Floraux de SCEAUX, au Concours de Poésie Rafael Sari de l’ALGUER (Sardaigne).

 

AVANT QUE NE S’EFFEUILLENT LES ROSES

Avant que ne s’effeuillent
les roses du dernier soir,
je veux me réfugier dans tes bras
pour que tu berces mes peines,
je veux que la nuit du sud
soit douceur
pour que naisse l’enchantement.

***

Nous ne savons jamais rien
du mystère de l’Amour
Mais je veux vivre ce rêve
et brûler mon cœur
au feu sacré.

***

Avant que le soleil
ne pâlisse en tes yeux,
je veux sentir cette fièvre étrange
sur tes lèvres.

***

Avant que l’automne
n’efface mes pas,
je veux marcher avec toi
dans des plaines baignées de lumière.
Avant que ne s’effeuillent
les roses du dernier soir,
je veux traverser avec toi
le bleu des étés futurs,
car je sais que tu seras
mon dernier amour…

Pierrette Cherbonnier
Traduit du catalan par l’auteur

 

 

SUR LES ROUTES DE L’EXIL

Dans l’obscurité d’une nuit glacée,
sur les routes de l’exil,
ils sont partis
pour fuir les flammes de l’enfer
et le tonnerre des bombes.

* * *

Ils sont partis
sans se retourner,
laissant derrière eux
tant d’êtres chers
car dans leur cœur ils portaient
tel un secret
le même rêve.

* * *

Dans la nuit la plus noire
sur les routes de l’exil,
ils s’en sont allés
pour fuir le désespoir et la mort.
Malgré le froid, la faim, la peur,
ils ont marché sans trêve
vers une terre lointaine.
Et ils pleuraient tous en silence
mais dans leurs yeux brillait
un rêve de mille étoiles.

* * *

Ils ont franchi enfin la frontière
et ils ont atteint la rive bleue
d’un autre matin
et ils ont la Terre promise
car ils portaient tous
au fond de leur cœur
tel un soleil resplendissant,
ce rêve plus fort
que le destin et la mort,
ce rêve de lumière
qui a nom Liberté.

Pierrette Cherbonnier
Traduit du catalan par l’auteur